L'hébreu biblique
Le blog de Haïm Ouizemann

Haftarat Mattot, Jérémie ou le mystère de l’élection d’Israël

וַיִּקְחוּ בְנֵי-אַהֲרֹן נָדָב וַאֲבִיהוּא אִישׁ מַחְתָּתוֹ וַיִּ

« La nation que ni le feu ni l’épée des civilisations ont été en mesure d’effacer de la surface de la terre, la nation qui la première annonce la Parole de Dieu, la nation qui a préservé la prophétie depuis si longtemps et qui l’a passé au reste de l’humanité, une telle nation ne peut pas disparaître. Un Juif est éternel, il est une incarnation de l’éternité. » (« Qu’est-ce qu’un Juif » ? de Léon Tolstoï (1891)

La haftarat Mattot[1] est toujours lue le shabbat qui suit le jeûne du 17 tamouz (au mois de juillet) commémorant la première brèche du Temple provoquée par les troupes du roi de Babylone, Nabuchodonosor.

La haftarah se compose de quatre parties principales :

  • Préambule : origines du prophète Jérémie et contexte historique (Jérémie 1 : 1-3) ;
  • La consécration du prophète Jérémie (Jérémie 1 : 4-10) ;
  • Les deux prophéties de la destruction de Jérusalem (Jérémie 1 : 11-19)
  • La consolation de Jérémie (Jérémie 2 : 1-3).

La première partie s’ouvre sur l’Histoire dramatique d’Israël et l’apparition du prophète Jérémie :

ב אֲשֶׁר הָיָה דְבַר-יְהוָה אֵלָיו, בִּימֵי יֹאשִׁיָּהוּ בֶן-אָמוֹן מֶלֶךְ יְהוּדָה בִּשְׁלֹשׁ-עֶשְׂרֵה שָׁנָה לְמָלְכוֹ. ג וַיְהִי בִּימֵי יְהוֹיָקִים בֶּן-יֹאשִׁיָּהוּ מֶלֶךְ יְהוּדָה עַד-תֹּם עַשְׁתֵּי עֶשְׂרֵה שָׁנָה לְצִדְקִיָּהוּ בֶן-יֹאשִׁיָּהוּ מֶלֶךְ יְהוּדָה עַד-גְּלוֹת יְרוּשָׁלִַם בַּחֹדֶשׁ הַחֲמִישִׁי. (ירמיהו א: ב-ג)2 … à qui la parole de l’Eternel fut adressée au temps de Josias, fils d’Amon, roi de Juda, dans la treizième année de son règne, 3 Elle le fut au temps de Joïakim, fils de Josias, roi de Juda, jusqu’à la fin de la onzième année de Sédécias, fils de Josias, roi de Juda, jusqu’à l’exil des habitants de Jérusalem, au cinquième mois. (Jérémie 1 : 2-3).

La onzième année du règne du roi Tsidkyahou (Sédécias) est l’année même de la destruction totale du Temple de Jérusalem par le roi de Babylone, Nabuchodonosor. Le cinquième mois est celui de av (juillet-août) de l’an -586 au cours duquel les troupes babyloniennes rasent Jérusalem jusqu’en ses fondements. 

La deuxième partie concerne la révélation divine à Jérémie et la consécration de ce dernier comme prophète d’Israël. Il est l’élu du Seigneur avant même de voir le jour :

ה בְּטֶרֶם אצורך (אֶצָּרְךָ) בַבֶּטֶן יְדַעְתִּיךָ וּבְטֶרֶם תֵּצֵא מֵרֶחֶם הִקְדַּשְׁתִּיךָ נָבִיא לַגּוֹיִם נְתַתִּיךָ. (ירמיהו א: ה)5 “Avant que je t’eusse formé dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu fusses sorti de ses entrailles, je t’avais consacré, je t’avais désigné comme prophète des nations.” (Jérémie 1 : 5).

La racine ק.ד.שׁ. (Q. D. Sh.) extraite du verbe הִקְדַּשְׁתִּיךָ signifie « être mis à part ». L’Eternel distingue Jérémie du reste d’Israël. L’on apprend, ici, que toute distinction annonce une vocation au Nom de l’Eternel.

Jérémie refuse catégoriquement sa vocation et tente d’échapper à celle-ci :

ו וָאֹמַר אֲהָהּ אֲדֹנָי יְהוִה הִנֵּה לֹא-יָדַעְתִּי דַּבֵּר כִּי-נַעַר אָנֹכִי. (ירמיהו א: ו)6 Et je m’écriai : “Eh quoi ! Eternel, Seigneur, je ne sais point parler, car je suis un enfant ! (Jérémie 1 : 6).

Cependant, le prophète Jérémie ne peut en aucune manière échapper à son élection. La vocation prophétique ne relève jamais d’un choix personnel mais toujours de la Volonté divine et est en quelque sorte imposée à l’élu :

ז וַיֹּאמֶר יְהוָה אֵלַי אַל-תֹּאמַר נַעַר אָנֹכִי כִּי עַל-כָּל-אֲשֶׁר אֶשְׁלָחֲךָ תֵּלֵךְ וְאֵת כָּל-אֲשֶׁר אֲצַוְּךָ תְּדַבֵּר. (ירמיהו א: ז)7 Et l’Eternel me répondit : “Ne dis pas : Je suis un enfant. Mais tous ceux où je t’enverrai, tu iras les trouver, et tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras. (Jérémie 1 : 7).

 L’Eternel s’efforce de rassurer Jérémie en lui disant qu’Il ne l’abandonnera point au cours de sa mission :

ח אַל-תִּירָא מִפְּנֵיהֶם כִּי-אִתְּךָ אֲנִי לְהַצִּלֶךָ נְאֻם-יְהוָה. (ירמיהו א: ח)8 Ne les crains point, car je serai avec toi pour te sauver, parole de l’Eternel.” (Jérémie 1 : 8).

Ce dialogue entre Jérémie et l’Eternel n’est point sans rappeler celui de Moïse qui, lui aussi, tente de fuir sa vocation de prophète :

י וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-יְהוָה בִּי אֲדֹנָי לֹא אִישׁ דְּבָרִים אָנֹכִי גַּם מִתְּמוֹל גַּם מִשִּׁלְשֹׁם גַּם מֵאָז דַּבֶּרְךָ אֶל-עַבְדֶּךָ כִּי כְבַד-פֶּה וּכְבַד לָשׁוֹן אָנֹכִי. יא וַיֹּאמֶר יְהוָה אֵלָיו מִי שָׂם פֶּה לָאָדָם אוֹ מִי-יָשׂוּם אִלֵּם אוֹ חֵרֵשׁ אוֹ פִקֵּחַ אוֹ עִוֵּר הֲלֹא אָנֹכִי יְהוָה. יב וְעַתָּה לֵךְ וְאָנֹכִי אֶהְיֶה עִם-פִּיךָ וְהוֹרֵיתִיךָ אֲשֶׁר תְּדַבֵּר.  יג וַיֹּאמֶר בִּי אֲדֹנָי שְׁלַח-נָא בְּיַד-תִּשְׁלָח. (שמות ד: י-יג) 10 Et Moïse dit à l’Éternel : “De grâce, Seigneur ! je ne suis habile à parler, ni depuis hier, ni depuis avant-hier, ni depuis que tu parles à ton serviteur ; car j’ai la bouche pesante et la langue embarrassée.” 11 Et l’Éternel lui répondit : “Qui a donné une bouche à l’homme ? qui le fait muet ou sourd, clairvoyant ou aveugle, si ce n’est moi, l’Éternel ? 12 Et maintenant va donc, je seconderai ta parole et je t’inspirerai ce que tu devras dire.” 13 Et il repartit : “De grâce, Seigneur ! donne cette mission à quelque autre !” (Exode 4 : 10-13).

La proximité entre les deux prophètes, à propos de leur consécration respective, est si explicite que selon la tradition sépharade, la haftarat Mattot est celle qui est lue lors du Shabbat de la parashat Shemot où est lu ce passage du refus de Moïse de devenir le prophète de l’Eternel. En effet, le début de cette parashah relate l’élection de Moïse[2] lors de l’épisode du buisson ardent.

Dans la troisième partie, Jérémie perçoit deux visions divines dont il ne saisit pas la signification. La première vision fait référence à la branche d’amandier qui se hâte de fleurir. Effectivement, la racine שׁ.ק.ד. Sh’.Q. D. signifiant « se hâter » est à l’origine du nom de l’amandier, le premier arbre à fleurir à la fin de l’hiver en Israël. Dans la seconde vision, le jeune Jérémie perçoit une marmite bouillonnante. Ces deux visions annoncent respectivement l’entrée triomphante des troupes armées babyloniennes à Jérusalem en provenance du Nord et enfin la destruction de la Capitale de Juda.

Pourquoi Jérémie refuse-t-il d’accomplir sa vocation de prophète ?

יז וְאַתָּה תֶּאְזֹר מָתְנֶיךָ וְקַמְתָּ וְדִבַּרְתָּ אֲלֵיהֶם אֵת כָּל-אֲשֶׁר אָנֹכִי אֲצַוֶּךָּ אַל-תֵּחַת מִפְּנֵיהֶם פֶּן-אֲחִתְּךָ לִפְנֵיהֶם. יח וַאֲנִי הִנֵּה נְתַתִּיךָ הַיּוֹם לְעִיר מִבְצָר וּלְעַמּוּד בַּרְזֶל וּלְחֹמוֹת נְחֹשֶׁת עַל-כָּל-הָאָרֶץ לְמַלְכֵי יְהוּדָה לְשָׂרֶיהָ לְכֹהֲנֶיהָ וּלְעַם הָאָרֶץ. (ירמיהו א: יז-יח)17 Quant à toi, tu ceindras tes reins, tu iras leur dire tout ce que je te prescrirai : ne tremble pas à cause d’eux ou, moi, je te ferai trembler devant eux. 18 Or, dès aujourd’hui, je fais de toi une ville forte, une colonne de fer, une muraille d’airain à l’encontre de tout le pays des rois de Juda, de ses princes, de ses prêtres et du peuple du pays. (Jérémie 1 : 17-18).

Jérémie prend conscience qu’il sera haï des siens, du peuple, des rois et des prêtres (Cohanim). Au chapitre 26, la vindicte populaire associée à celle des prêtres en appelle à la mort du prophète Jérémie :

ח וַיְהִי כְּכַלּוֹת יִרְמְיָהוּ, לְדַבֵּר אֵת כָּל-אֲשֶׁר-צִוָּה יְהוָה לְדַבֵּר אֶל-כָּל-הָעָם וַיִּתְפְּשׂוּ אֹתוֹ הַכֹּהֲנִים וְהַנְּבִיאִים וְכָל-הָעָם לֵאמֹר מוֹת תָּמוּת. (ירמיהו כו: ח)8 Et quand Jérémie eut achevé de dire ce que l’Eternel lui avait ordonné de dire à tout le peuple, les prêtres, les prophètes et tout le peuple se saisirent de lui en s’écriant : “Il faut que tu meures ! (Jérémie 26 : 8).

Toutefois, les habitants de Juda ne saisissent point que Jérémie n’est pas que le prophète de la catastrophe nationale mais aussi le consolateur d’Israël. S’il incombe à Jérémie d’annoncer la destruction des empires et même celle d’Israël, les derniers mots de la prophétie laissent entrevoir l’espoir d’un renouveau :

י רְאֵה הִפְקַדְתִּיךָ הַיּוֹם הַזֶּה, עַל-הַגּוֹיִם וְעַל-הַמַּמְלָכוֹת לִנְתוֹשׁ וְלִנְתוֹץ וּלְהַאֲבִיד וְלַהֲרוֹס לִבְנוֹת וְלִנְטוֹעַ. (ירמיהו א: י)10 Vois que je te donne mission en ce jour auprès des peuples et des royaumes, pour arracher et pour démolir, pour détruire et pour renverser, pour bâtir et pour planter. (Jérémie 1 : 10).

Cette double idée de « bâtir et planter » se retrouve au moins à deux reprises (Jérémie 18 : 7-10 ; 31 : 26-27) :

כז וְהָיָה כַּאֲשֶׁר שָׁקַדְתִּי עֲלֵיהֶם לִנְתוֹשׁ וְלִנְתוֹץ וְלַהֲרֹס וּלְהַאֲבִיד וּלְהָרֵעַ כֵּן אֶשְׁקֹד עֲלֵיהֶם לִבְנוֹת וְלִנְטֹעַ נְאֻם-יְהוָה. (ירמיהו לא: כז)27 Et tout comme je m’étais hâté contre eux à arracher, renverser, démolir, détruire et faire des ruines, ainsi je me hâterai, en leur faveur, à bâtir et planter, dit l’Eternel. (Jérémie 31 : 27).

Jérémie annonce la reconstruction du second Temple de Jérusalem (Jérémie 29 : 10). Nous comprenons, désormais, la raison pour laquelle les Sages ont décidé de lire cette haftarah en cette période de deuil national, deחוּרְבָּן בֵּית הַמִּקְדָשׁ  Hourban Beit-HaMikdash, de destruction du Temple qui s’étend du 17 tamouz au 9 av (période dénommée « בֵּין הַמְּצָרִים  Beyn HaMetsarim, entre les détroits »).

La quatrième et dernière partie de la haftarat Mattot s’achève sur l’espoir d’une union renouvelée entre le Divin et Israël :

ב הָלֹךְ וְקָרָאתָ בְאָזְנֵי יְרוּשָׁלִַם לֵאמֹר כֹּה אָמַר יְהוָה זָכַרְתִּי לָךְ חֶסֶד נְעוּרַיִךְ אַהֲבַת כְּלוּלֹתָיִךְ לֶכְתֵּךְ אַחֲרַי בַּמִּדְבָּר בְּאֶרֶץ לֹא זְרוּעָה. (ירמיהו ב: ב) 2 “Tu dois proclamer avec empressement aux oreilles de Jérusalem ce qui suit : Ainsi parle l’Eternel : Je te garde le souvenir de l’affection de ta jeunesse, de ton amour au temps de tes fiançailles, quand tu me suivais dans le désert, dans une région inculte. (Jérémie 2 : 2).  

L’Eternel, par la voix de son prophète Jérémie, console son peuple dont il rappelle combien celui-ci lui fut fidèle à la Sortie d’Egypte et tout au long de sa traversée dans le désert durant trente-huit ans, après le rapport des explorateurs et la révolte de Kora’h (Coré). L’Alliance liant l’Eternel à Israël demeure indéfectible !

L’on apprend que toutes les fautes d’Israël ne suffiraient point à effacer l’élection divine qui n’est qu’amour. Là réside tout le mystère d’Israël !

ג קֹדֶשׁ יִשְׂרָאֵל לַיהוָה רֵאשִׁית תְּבוּאָתֹה כָּל-אֹכְלָיו יֶאְשָׁמוּ רָעָה תָּבֹא אֲלֵיהֶם נְאֻם-יְהוָה. (ירמיהו ב: ג)3 Israël est une sainteté pour l’Eternel, les prémices de sa récolte : ceux qui en font leur nourriture sont coupables ; il leur arrivera malheur, parole de l’Eternel. (Jérémie 2 : 3).

L’Eternel aime tant son peuple d’Israël qu’Il lui prépare, après l’exil, une ère de prospérité et d’espoir à jamais : 

יא כִּי אָנֹכִי יָדַעְתִּי אֶת-הַמַּחֲשָׁבֹת אֲשֶׁר אָנֹכִי חֹשֵׁב עֲלֵיכֶם נְאֻם-יְהוָה מַחְשְׁבוֹת שָׁלוֹם וְלֹא לְרָעָה לָתֵת לָכֶם אַחֲרִית וְתִקְוָה. (ירמיהו כט: יא) 11 car Je connais bien, moi, les desseins que j’ai conçus à votre égard, parole de l’Eternel, desseins de Paix et non pour votre malheur, de vous donner [à connaître] la fin [des temps] et l’espérance. (Jérémie 29 : 11).

Cet espoir est indestructible et au-delà du temps, tant et si bien que le jeune état hébreu qui vient de naître au vingtième siècle, deux mille cinq cents ans après la prophétie de Jérémie, confirme et signe son hymne national par cet espoir diffusé au long des siècles par la lecture du prophète Jérémie, en écho au prophète Ezéchiel qui succomba un moment au désespoir :

יא וַיֹּאמֶר אֵלַי בֶּן-אָדָם הָעֲצָמוֹת הָאֵלֶּה כָּל-בֵּית יִשְׂרָאֵל הֵמָּה הִנֵּה אֹמְרִים יָבְשׁוּ עַצְמוֹתֵינוּ וְאָבְדָה תִקְוָתֵנוּ נִגְזַרְנוּ לָנוּ. (יחזקאל לז: יא)11 Alors il me dit : “Fils de l’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Ceux-ci disent : “Nos os sont desséchés, notre espoir est perdu, c’en est fait de nous !” (Ezéchiel 37 : 11).

Mais l’hymne national retentit, confirmant ce fil d’espoir qui ne s’est jamais démenti, même aux pires moments de l’Histoire d’Israël, même au moment où il avait semblé que l’Eternel avait voilé Sa face :

כָּל עוֹד בַּלֵּבָב פְּנִימָה נֶפֶשׁ יְהוּדִי הוֹמִיָּה »
« וּלְפַאֲתֵי מִזְרָח קָדִימָה עַיִן לְצִיּוֹן צוֹפִיָּה,

« Tant que, dans le plus profond du cœur, l’âme juive battra,

Et que vers les confins de l’Est un œil contemplera Tsion, »

עוֹד לֹא אָבְדָה תִּקְוָתֵנוּ, הַתִּקְוָה בַּת שְׁנוֹת אַלְפַּיִם »

« לִהְיוֹת עַם חָפְשִׁי בְּאַרְצֵנוּ, אֶרֶץ צִיּוֹן וִירוּשָׁלַיִם

« Nous n’avons pas encore perdu notre espoir, l’espoir vieux de deux mille ans,

D’être un peuple libre dans notre Pays, le Pays de Tsion et de Jérusalem. »


[1] Parashat Mattot : Nombres 30 : 2-32 : 42; Haftarat Mattot : Jérémie 1 : 1-2 : 3.

[2] Voir mon commentaire : « Haftarat Shémot, la promesse de Liberté »

Shabbat shalom !

Haïm Ouizemann

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J’ai plus de 30 ans d’expérience dans l’étude et l’enseignement de la Bible. Il n’y a pas de limite à ce que la Bible prodigue comme connaissance et inspiration pour la vie.
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